« Se projeter dans un projet professionnel qui plaît et qui a du sens » ? Joli plaidoyer que celui des Écoles de la Transition Écologique (ÊTRE), dont l’établissement pilote se situe en Occitanie, près de Toulouse ! Cécile Gueguen, chargée de développement et d’accompagnement de cette association en Île-de-France, est venue promouvoir ce message, particulièrement pertinent à l’heure de la COP 26, pour tenter de convaincre les jeunes de passage au salon Talents For The Planet, organisé en octobre dernier et dont Mediatico était partenaire.

Les formations des écoles ÊTRE sont destinées à des jeunes en situation de décrochage scolaire. Ou qui se réorientent et qui veulent « découvrir les métiers manuels de la transition écologique », précise Cécile Gueguen. Traitement de l’eau, énergies renouvelables ou traitement des déchets : les métiers de l’environnement sont en première ligne. Mais ils ne sont pas les seuls.

Des parcours de formation de 1 à 3 mois

Depuis quelques années, certains métiers se transforment. Comme dans le secteur de la mobilité avec les emplois de la mécanique vélo, détaille Cécile Gueguen. Pour elle, cela peut « susciter des vocations et permettre ensuite d’entrer dans une formation qualifiante pour devenir réparateur vélo (…) Ce sont des métiers qui sont en plein essor et dont les compétences peuvent être acquises rapidement et facilement ».

La responsable associative évoque ainsi des parcours de formation d’une durée de 1 à 3 mois, qui se déroulent en trois étapes. D’abord une phase de remobilisation sur une courte période, pour « retrouver des repères dans un cadre d’apprentissage, retrouver du sens. Et donner envie de se lever le matin, retrouver un rythme ». Puis vient le cœur de la formation, avec la phase de pré-qualification : d’une durée d’environ trois mois, elle permet de prendre le temps de travailler en profondeur sur le projet professionnel des jeunes. La clef de la réussite est en effet avant tout de lever les freins à l’emploi.

Enfin, la dernière étape peut être différente entre les huit écoles du réseau ÊTRE. Mais c’est la phase qualifiante où les jeunes pourront obtenir un titre professionnel en menuiserie à Lahage (Occitanie). Ou une formation d’installateur de panneaux photovoltaïques à Paris. La preuve qu’il est possible d’allier inclusion professionnelle et utilité sociale, grâce à ces métiers ancrés dans la transition écologique. En la matière, l’Ademe entrevoit même à l’horizon 2050 la création d’un million d’emplois verts !

Pratique :

Les formations des Écoles de la Transition Écologique sont gratuites et les effectifs sont limités à une douzaine de stagiaires pour créer un esprit de groupe. Ce sont les missions locales ou les éducateurs spécialisés qui orientent les jeunes vers ces formations en lien avec un projet professionnel. Mais il est aussi possible de contacter directement l’association, via son site Internet ou par e-mail à contact@ecole-transition.eu

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