Depuis le coronavirus, la vie des sans-abri et des exclus a tout du parcours du combattant. Nombre d’associations d’entraide ont en effet dû fermer leurs portes. Résultat : pas d’accès à l’eau ou aux toilettes, pas de ressourcerie pour s’habiller à bas prix, pas de restaurants solidaires pour offrir leurs invendus… (voir notre dossier).

Même les boulangeries qui proposent le paiement sans contact font s’évanouir toute intention de faire la manche. Et comme le confinement est impossible quand on dort dans la rue, c’est la double peine. Les risques sanitaires sont permanents, pour cette population qui fréquente déjà si peu les cabinets médicaux.

Relever le défi de la solidarité alimentaire

Aux Grands Voisins, les portes se sont fermées lors du confinement. Puis elle se sont rouvertes, discrètement. Car dans ce tiers-lieu de l’économie sociale et solidaire situé au coeur de Paris, plusieurs associations militantes ont voulu relever le défi de la solidarité et répondre à une mission d’intérêt général : apporter une aide alimentaire d’urgence et de qualité aux plus précaires. Sans-abri, personnes seules, migrants, travailleurs pauvres…

Plus de 2.600 repas par semaine sont ainsi préparés dans les cuisines du restaurant L’Oratoire, géré par l’association Ys We Camp au sein des Grands Voisins. Un défi de taille, relevé haut la main : cela représente trois fois la production alimentaire habituelle !

Les bénévoles, ces héros du quotidien

Dans ce reportage vidéo, vous verrez comment s’organise cette chaîne de solidarité associative, qui mobilise des associations comme Aurore qui collecte des invendus alimentaires, Yes We Camp qui met ses cuisines à disposition, Ernest qui fait appel à des chefs cuisiniers bénévoles, ou encore Olvo, le Refugee Food Festival ou les Maraudeurs by Wanted qui redistribuent les plats préparés avec passion, qui dans les hôtels sociaux, qui lors de maraudes auprès des sans-abri.

Un reportage de Mediatico à faire circuler sur les réseaux sociaux, pour témoigner de la générosité sans limite des bénévoles, qui sont aussi des héros du quotidien. Et pour alimenter la collecte de fonds en cours sous la bannière du collectif “RALIMENT” pour étendre encore davantage cette action.

Partagez cet article