Insertion : La Conciergerie solidaire, le dispositif qui favorise la mixité et le retour à l’emploi

10/05/2017

Lancé par Emmaüs en 2007 et avec le soutien de la Ville de Paris dès 2015, le dispositif d’insertion expérimental « Premières heures » consiste à rémunérer quelqu’un à partir d’une seule heure de travail par semaine… même si le code du travail ne permet pas, normalement, une durée de travail si faible. Explication : dans le milieu de l’insertion professionnelle, ces « premières heures » sont avant tout une première étape vers le retour à l’emploi, permettant aux  personnes en situation de précarité de renouer avec la notion d’effort, d’esprit d’équipe, ou encore de respect des horaires de travail.

« Ce dispositif semble avoir été fait pour Saint-Vincent de Paul », indique William Dufourcq, directeur pour Aurore de cet ex-hôpital renommé Les Grands Voisins, dans cette interview vidéo accordée à Mediatico. Pour bénéficier du dispositif Premières heures, les candidats doivent d’abord s’inscrire à la Conciergerie solidaire, la structure qui va les salarier, pour effectuer de multiples missions : du ménage à l’entretien des espaces verts, du service au bar à la pousse de champignons. A condition d’avoir des papiers d’identité, malheureusement pour ceux qui n’en ont pas… Parmi les 700 personnes hébergées sur le site des Grands Voisins, William Dufourcq espère qu’au moins 50 à 60 personnes pourront recourir aux « Premières heures ».

« L’objectif est de multiplier les passerelles entre tous les occupants », d’où une coordination serrée avec Yes We Camp et Plateau Urbain, explique encore William Dufourcq. Yes We Camp coordonne ainsi la programmation des animations aux Grands Voisins, tandis que Plateau Urbain joue le rôle d’agence immobilière à vocation sociale pour éviter la constitution de « clusters » et favoriser au contraire un brassage le plus large possible des occupants. C’est aussi l’objectif recherché par la Conciergerie solidaire, puisque « tous les midis, les personnes salariées par la Conciergerie solidaire travaillent au bar géré par Yes We Camp, témoigne William Dufourcq, ce qui permet de créer des liens valorisants lors de leurs échanges avec le public qui vient se restaurer ».

 

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