Quand les marchés financiers s’affolent, l’ISR et la RSE sont une planche de salut

02/03/2016

Prix du pétrole durablement bas, ralentissement chinois, possible récession américaine… les acteurs des marchés financiers sont inquiets, mais ils ont une solution : investir « responsable », d’une part en sélectionnant des entreprises exemptes de controverses lors de leurs choix d’investissement et, d’autre part, en se préoccupant de l’impact sociétal à long terme de leur placement financier, explique Frédéric Vuillod, fondateur de Mediatico, dans sa chronique ISR sur BFM Business, montrant le lien direct entre l’investissement socialement responsable (ISR) et la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE).

 

La RSE apporte 13% de performance économique en plus aux entreprises qui la pratiquent, mais le concept de RSE reste inconnu de 60% des entreprises françaises, relève encore Frédéric Vuillod dans cette vidéo, citant le rapport de France Stratégie datant de janvier 2015. Autant dire que 60% des entreprises françaises se privent de 13% de performance supplémentaire, explique-t-il. Car lorsqu’une entreprise a de bonnes relations avec ses client, ses fournisseurs, ses salariés et l’ensemble de son écosystème, elle tourne mieux, génère plus de valeur ajoutée et devient plus compétitive. A cette aune, l’investisseur ISR, par nature attentif à la RSE, est forcément gagnant, souligne Frédéric Vuillod.

 

Revenant sur le lancement de nouveaux fonds ISR thématiques chez OFI AM (fonds « low carbon ») et chez Generali (fonds lié au vieillissement de la population), le fondateur de Mediatico rappelle aussi la création par Ecofi Investissements d’un nouvel indice actions ISR européen nommé « Ecofi SRI Europe Index », dont la performance sur les six dernières années aurait approché +11%, contre +6% pour l’Euro Stoxx 50. Preuve que l’ISR peut être plus rentable que les fonds traditionnels.

 

Il relève aussi la création d’un vrai-faux fonds ISR, le fonds «PME Emplois durables», présenté la semaine dernière à Bercy. Ce fonds de 210 millions d’euros, lancé par AG2R La Mondiale et Klesia en présence d’Emmanuel Macron, vise à financer le made in France créateur d’emploi. L’intention est louable, mais l’étiquette ISR fait un peu trop « marketing » : ce fonds est en effet composé à 50% d’actifs non cotés, à 40% de dettes et à 10% seulement d’actions sélectionnées avec une approche ISR par La Française AM.

 

A l’inverse, le fonds « Choix Solidaire » de Ecofi Investissement est un vrai fonds à la fois solidaire et ISR : labellisé par Finansol pour son objectif d’investir dans des entreprises solidaires, notamment créatrices d’emplois d’insertion, également labellisé par Novethic pour sa méthode de gestion soucieuse des impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), le fonds « Choix Solidaire » a progressé de 10% depuis trois ans et n’a reculé que 2% depuis janvier (contre -9% pour le CAC40). Il est disponible dans le réseau des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne pour tout investisseur ou épargnant souhaitant donner du sens à son argent.

 

Pour aller plus loin :

 

 

 

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