Humanis a déjà intégré la question climatique dans ses orientations stratégiques et ne s’arrêtera pas là. Avec une politique interne d’éco-conduite d’abord, en rationalisant par exemple la consommation d’énergie de son parc immobilier ou ses achats de matières premières, explique Alexandre Siné, secrétaire général du groupe de protection sociale, dans cette interview vidéo accordée à Mediatico durant la COP21.

 

Mais aussi en tant qu’investisseur, puisque Humanis gère quelques milliards d’euros, collectés auprès des souscripteurs de ses plans d’assurance santé, de retraite ou de prévoyance. Pour gérer ces sommes colossales de façon responsable au regard de l’enjeu climatique, Humanis a décidé de lancer un fonds d’obligations vertes de 125 millions d’euros. « Un outil innovant qui permet de financer des projets verts, précise Alexandre Siné, mais aussi de décarboner nos portefeuilles d’investissements ».

 

Un fonds d’obligations vertes, également nommé « green bond », suffit-il à être un investisseur vertueux, quand ces nouveaux instruments financiers sont soupçonnés de favoriser le greenwashing ? Alexandre Siné le reconnaît : « Les green bonds ne sont pas encore standardisés et l’industrie financière a besoin de progresser ». Une modestie qui ne retire rien à l’engagement de son groupe : Humanis a décidé de réduire l’impact carbone de ses placements actions de 2% par an d’ici 2020. Il étendra ensuite ses objectifs de décarbonation à d’autres classes d’actifs.

 

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