Le ministre de l’Economie et des Finances a décidé d’assouplir le fonctionnement du financement participatif en France, reprenant en cela plusieurs des revendications énoncées par les opérateurs des plateformes de crowdfunding hexagonales. Leur nombre n’a cessé d’augmenter ces trois dernières années, en raison de la forte demande des particuliers pour donner du sens à leur argent, mais aussi des entreprises à accéder à des financements alternatifs au financement bancaire. La France compte désormais plus d’une soixantaine de plateformes de crowdfunding actives.

 

Les plateformes se sont, de fait, largement spécialisées, soit dans les modes de financement (don, prêt, investissement), soit par secteur d’activité (associations, PME, immobilier, sport…). Cette croissance rapide devait inévitablement conduire à la consolidation du secteur, tout juste entamée  cette semaine avec le rachat par Lendix de son concurrent Finsquare, spécialisé dans le financement des entreprises par les particuliers. Le montant du rachat est resté confidentiel. C’est dans ce contexte de multiplication des plateformes que le ministre de l’Economie a souhaité accompagner le développement du financement participatif.

 

Dans cette vidéo, Emmanuel Macron annonce ainsi, lors des 3èmes Assises de la Finance Participative organisées le mardi 29 mars 2016 à Bercy, cinq mesures venant réformer et assouplir le cadre du financement participatif en France, pour encourager le développement de cette filière nommément citée comme « un acteur-clé de l’innovation financière ». Les 5 réformes annoncées dans le fonctionnement du financement participatif concernent :

 

  • la création de mini-bons de caisse pour financer les SARL
  • l’autorisation d’expérimenter des protocoles de type blockchain sur ces mini-bons
  • le relèvement à 2,5M€ des émissions de titres sans prospectus de l’AMF, pour financer la transition énergétique
  • l’accès des coopératives et des EPIC aux plateformes de crowdfunding, grâce à des instruments financiers dédiés
  • le relèvement du seuil des prêts avec intérêts à 2.000€, et des prêts sans intérêts à 5.000€, pour les TPE

 

Pour aller plus loin :