Dans l’univers de la finance aussi, les fonds immobiliers se mettent – doucement – à la page de la transition énergétique. Après l’adoption fin juillet la loi qui prévoit de diminuer de 20% la consommation énergétique de la France d’ici à 2030, chaque secteur d’activité s’interroge sur son comportement, sur son consentement et surtout sur son bilan, relève Frédéric Vuillod, fondateur de Mediatico, dans sa chronique ISR sur BFM Business.

 

Dans le secteur immobilier, réduire la consommation énergétique signifie notamment réduire le gaspillage d’énergie, faire plus de rénovation thermique des bâtiments, et concevoir des bâtiments à énergie positive.

 

Dans le secteur de la gestion de fonds immobiliers, les financiers adeptes de l’investissement socialement responsable (ISR) ont d’autres armes : ils utilisent des critères extra-financiers, dits « ESG » (environnementaux, sociaux et de gouvernance), qui vont déterminer s’ils investissent ou pas dans un parc de logements ou dans un programme d’immobilier de bureaux, explique Frédéric Vuillod dans cette vidéo, s’appuyant sur la dernière étude de Novethic pour détailler les critères environnementaux ou sociaux les plus suivis par les gestionnaires de fonds immobiliers, ainsi que leurs motivations à les utiliser.

 

L’étude du centre de recherche Novethic sur l’investissement responsable en immobilier porte sur 32 gestionnaires de fonds immobiliers non cotés, qui pèsent ensemble 90 milliards d’euros d’encours immobiliers sur le marché français. Il en ressort notamment que la moitié d’entre eux seulement ont formalisé une politique d’investissement responsable en 2014. Au final, seuls 2,9 milliards d’euros, soit 3% de leurs encours immobiliers, sont réellement déclarés ISR.

 

Regardons donc le verre à moitié plein : c’est 60% de plus qu’en 2013. Et, surtout, la marge de progrès à venir est considérable. La demande pour investir dans l’immobilier responsable existe sur le marché, il est urgent de développer les produits financiers spécifiques, comme ceux de La Française ou d’Amundi, pour répondre à l’appétit des investisseurs et des épargnants qui veulent donner du sens à leur argent.

 

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