Gonflé, mais bien essayé. Jacques Guéraud, directeur des affaires publiques d’Areva, n’a pas eu peur de regarder le public droit dans les yeux, durant les dernières rencontres parlementaires de l’énergie, pour déclarer : « Nous pensons que le nucléaire va permettre de réaliser la transition énergétique ».

 

Une déclaration en total décalage avec certains articles de la loi de transition énergétique, qui encouragent le développement des énergies renouvelables et la préservation de la santé humaine comme de l’environnement. Mais une déclaration en phase avec les objectifs d’efficacité énergétique et d’un prix compétitif de l’énergie, également gravés dans le marbre de la loi.

 

En effet, des centaines de milliers de Français sont victimes de la précarité énergétique, affirme ici Jacques Guéraud, qui érige cette précarité en nouvelle frontière de l’exclusion sociale. Or, le nucléaire est assurément l’une des technologies qui permet de fournir l’électricité la moins chère de la planète (hors coûts d’investissement, de retraitement du combustible et d’enfouissement). Il salue aussi le retour de la planification publique au travers de cette loi de transition énergétique et souligne l’importance de voir l’Etat défendre l’intérêt général et se soucier du long terme. Une déclaration surprenante de la part d’une entreprise mondialisée, dont le coeur d’activité n’avait encore jamais été de lutter contre l’exclusion sociale…

 

 

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