Pour remettre en cause les méthodes de l’industrie textile, Julia Faure n’y va pas par quatre chemins : « Zara se donne un laps de temps de trois semaines entre la création d’un vêtement et son arrivée dans le stock« , déplore par exemple la jeune entrepreneuse, dans cette interview exclusive accordée à Mediatico et à ses lecteurs. Un rythme effréné qui entraine inévitablement surproduction et baisse de qualité générale. Moins visibles, les incidences en matière environnementale n’en sont pas moins dévastatrices. Quant au plan social, elle s’indigne : rappelant la tragédie de l’immeuble du Rana Plaza qui s’est effondré en 2015, elle affirme : « Les emplois qui ont été créés au Bangladesh par l’industrie textile relèvent du semi-esclavage« .

Pour proposer un autre vision de l’habillement, Julia Faure a fondé en 2017 la marque LOOM avec son associé Guillaume Declair. Une gamme de vêtements basiques et intemporels, loin du clinquant des marques de « fast-fashion », pensée pour durer dans le temps, dont le slogan est : « Moins mais mieux« . Aujourd’hui, la rupture de stocks est la rançon du succès. Pour lui permettre de passer de nouvelles commandes auprès de ses fournisseurs, LOOM a lancé début avril une campagne de financement participatif. Une recherche de financement prévue pour un mois, mais qui n’a duré… que 3 jours ! « On avait trop d’argent ! » s’exclame Julia Faure, encore interloquée par l’importance de la communauté que sa marque a su fédérer. Une interview cash a retrouver ici en intégralité, après la diffusion des moments-clés dans notre émission IMPACT#11 du mois de mai.