Pourquoi vouloir promouvoir l’égalité femmes-hommes dans l’entrepreneuriat ? Parce qu’en France, « 70% des femmes veulent créer leur entreprise, mais seules 30% le font », affirme Sophie Vannier, présidente de La Ruche, une communauté de 1.000 entrepreneurs répartis dans 9 grandes villes de France, dans cette interview accordée à Mediatico, proposée ici dans sa version intégrale après la diffusion d’un extrait dans notre magazine vidéo IMPACT#9.

D’où les deux programmes d’incubation pour les femmes mis en place par La Ruche : Les Audacieuses, qui accompagne durant 9 mois les femmes qui n’en sont qu’au stade de l’idée d’entreprendre, et Les Ambitieuses Tech For Good, pour les projets plus matures dans les domaines de la high tech, des sciences et des techniques. « Seules 8% de femmes sont à la tête de start-ups », souligne Sophie Vannier.

S’exprimant sur l’actualité, Sophie Vannier estime aussi que le secteur de l’économie sociale et solidaire n’est pas plus exemplaire que les autres ; que l’index d’égalité femme-homme instauré le 1er mars est bienvenu car il impose une obligation de résultat aux grandes entreprises françaises ; que la féminisation des noms de métiers acceptée par l’Académie française est évidemment bienvenue ; que l’écriture inclusive est une avancée précieuse… mais qu’on ne peut pas mener tous les combats de front !

Répondant aux questions du public, dont celle de l’association Sciences Po au Féminin, Sophie Vannier souligne aussi que La Ruche veut à nouveau changer d’échelle pour accompagner davantage de projets d’entrepreneurs : la structure entend accompagner 600 projets par an d’ici 3 ans, contre 100 projets par an aujourd’hui.