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Par Vincent AURIAC,
Fondateur de AXYLIA
(www.axylia.com)

Pollutions, santé, gaspillage, éducation… De nouvelles startups se créent en nombre aujourd’hui pour trouver des solutions durables aux problèmes sociétaux. La génération Y, instruite des erreurs des générations passées, travaille la cohérence de ses comportements. Elle invente l’économie collaborative et réinvente les codes du travail. Elle construit des modèles économiques autour de l’économie circulaire.

L’entreprise devient un espace d’expression. Plus question que la main droite de l’entrepreneur fasse l’inverse de la main gauche du citoyen !

 

Une économie altruiste émerge, dans laquelle l’entreprise altruiste intègre dès l’élaboration de son business model, de manière contractuelle ou statutaire, le reversement d’une partie de son chiffre d’affaires ou de ses bénéfices à des projets sociaux ou environnementaux, à des associations ou à des fondations.

 

La philanthropie intégrée aux business models

Lors la 6ème édition des [profit for Non Profit] Awards organisés par le cabinet de conseil Axylia, six startups ont exposé leur stratégie de « philanthropie intégrée ». Un vote du public a désigné la société U2Guide, une agence de voyage digitale, comme emblématique de cette révolution (retrouvez tous les lauréats de ces Awards : ici).

 

Il est probable que la solution à nos problèmes sociétaux réside dans la combinaison de plusieurs forces aux effets positifs : révolution digitale, nouveaux comportements des investisseurs, essor de l’impact investing auprès des clients fortunés, mutation des comportements des consommateurs qui obligent les multinationales à modifier leur stratégie…

 

Plus-value boursière ou supplément d’humanité ?

Pierre-Olivier Beckers, ex-PDG de Delhaize, le groupe de distribution belge, déclarait lors de la 6ème édition des [profit for Non Profit] Awards : « Le succès de ceux qui réussiront vaudra largement, au moment de faire un jour le bilan de leur vie, le supplément de plus-value boursière qui aurait pu être empoché mais qui aura au contraire été réinvesti dans un monde plus humain. »

 

A l’évidence, deux principes doivent aujourd’hui dicter les stratégies des entreprises et nos comportements d’investisseurs : cohérence et transparence. Ce n’est pas un hasard si de nouveaux mouvements, comme le MENE de Corinne Lepage ou les Zèbres d’Alexandre Jardin, se sont lancés récemment.

 

Vincent Auriac, Axylia