Les citoyens n’ont plus envie de s’impliquer dans les partis politiques, alors « hackons la politique » de la même façon que des hackers informatiques extérieurs viennent améliorer les programmes existants dans les entreprises, propose Julien Bayou, porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts, bien décidé à commencer par son propre parti. « Plutôt qu’un vocabulaire de pirates, « hacker » est un vocabulaire de développeurs », explique-t-il dans cette interview vidéo accordée à Mediatico lors du dernier OuiShare Fest, le festival européen de l’économie collaborative.

 

« La démocratie est un bon logiciel, mais l’application « Démocratie France » est bugguée, verrouillée même », argumente-t-il. Pour « débugguer » la politique, les « hackeurs » sont allés chercher ceux qu’ils représentent pour leur demander la marche à suivre. Des rencontres étonnantes, source de frictions mais aussi de bonnes idées. Exemple avec la transparence complète sur le financement politique : quand une proposition de crowdfunding s’adresse à l’ancien trésorier de campagne, ça peut faire des étincelles !

 

« Même si on ne sait pas trop où il va, le mouvement Nuit Debout exprime lui aussi cette envie de démocratie », analyse encore Julien Bayou dans cette vidéo. Ce double mouvement – hack de l’intérieur, disruption par l’extérieur – peut tout changer.

 

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