déléguée générale du Mouves

Dans quel contexte le Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) a-t-il lancé #TuNesPasSeulNicolas sur les réseaux sociaux, après la démission de Nicolas Hulot ?

Le Mouves avait prévu de réunir à la rentrée les entrepreneurs et les organisations qui travaillent sur l’innovation sociale pour échanger sur la situation politique, porter un message sur le développement économique de la France et proposer une autre voie que celle du Medef, qui tenait ses universités d’été. Convaincus qu’une autre vision économique est possible, nous avons lancé le #TuNesPasSeulNicolas pour rallier tous ceux qui se reconnaissent dans une nécessaire transition solidaire, économique et écologique.

Pourquoi lancer cette mobilisation maintenant ?

La démission de Nicolas Hulot donne une couleur particulière et à la rentrée, nous souhaitions le souligner. Mais le projet de loi Pacte arrive aussi cette semaine dans les discussions. Présenté comme une priorité de la rentrée par le gouvernement, il s’annonce comme un moment politique très important pour les entrepreneurs en France. C’était le moment d’affirmer un message commun.

Qu’attendez-vous comme retombées autour du #TuNesPasSeulNicolas ?

Une mobilisation commune pour une meilleure visibilité. Les entrepreneurs sont nombreux à proposer une autre économie, plus inclusive, reliée à l’intérêt général. D’autres règles de fonctionnement marchent depuis des années. Nous pensons qu’elles peuvent être reprises largement par des acteurs économiques qui, aujourd’hui, ne se revendiquent pas de l’économie sociale et solidaire, mais qui peuvent avoir envie et intérêt à y participer.

Propos recueillis par Juliette Loiseau

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