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500 marques différentes, 7.600 références produits, une croissance des ventes de 9% l’an dernier… Le commerce équitable, qui pèse près de 1,8 milliard d’euros de chiffre d’affaires, se porte très bien. Et les chiffres présentés par Julie Maisonhaute, déléguée générale adjointe de Commerce Équitable France, sont encourageants.

L’organisation qui rassemble les différents acteurs du commerce équitable en France vient d’organiser ses assises nationales, ce jeudi 25 novembre à Paris. Pour sa troisième édition, cette grand-messe des professionnels du secteur voulait questionner les apports du commerce équitable face aux défis de l’agriculture et de l’alimentation.

« Il faut que tout le monde s’engage »

Les défis ne sont pas anodins, comme le souligne Julie Maisonhaute dans cette interview vidéo à Mediatico. Dès 2022, la restauration collective devra en effet proposer 50 % de produits durables, incluant les produits issus du commerce équitable. Et en 2023, afin de jouer avec « les mêmes règles du jeu », les marques devront aussi s’engager à afficher des labels officiels du commerce équitable, explique Julie Maisonhaute, donc cesser de promouvoir certaines étiquettes “équitable” parfois bien confuses. Il existe aujourd’hui huit labels officiels différents, comme Max Havelaar ou Ethiquable.

Quant au revenu équitable des producteurs, sujet clé de la logique de commerce équitable, Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, a notamment mentionné dans une intervention vidéo la loi Egalim 2, promulguée en octobre dernier, qui vise à améliorer la rémunération des agriculteurs. Mais les dispositions de la loi ont une portée encore insuffisante, estime Julie Maisonhaute. Se pencher sur le sort des producteurs ne suffit pas, elle plaide pour que l’ensemble de la filière prenne sa part, et « notamment que les distributeurs s’engagent ». Voilà probablement le plus important défi à relever dans le secteur du commerce équitable.


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