3 questions à Fanélie Carrey-Conte
Directrice Pôle Coopération, Enercoop

Quelles relations Enercoop entretient-elle avec les acteurs de l’ESS ?
 
Il y a un lien fort entre la transition énergétique et les questions démocratiques, de temps long et de lucrativité limitée, défendues par le secteur de l’ESS. Dès la création d’Enercoop, nous avons choisi de créer une coopérative qui intègre toutes les parties prenantes du système énergétique : les producteurs, les consommateurs, les collectivités locales et, bien sûr, les salariés. Enercoop est ainsi devenu le fournisseur d’électricité naturel des acteurs de l’ESS, car nombre d’entre eux partagent nos valeurs, comme La Nef, le réseau Biocoop, le Groupe Up Chèque Déjeuner, Garrigues, la Maif ou encore Emmaüs.
 
Votre offre d’électricité renouvelable, plus chère, est-elle bien acceptée ?
 
C’est vrai, notre offre est un peu plus chère que les tarifs réglementés d’EDF, mais nous l’assumons. D’une part, parce que ces tarifs réglementés ne prennent pas en compte les externalités négatives du système, à savoir la gestion des déchets radioactifs ou le grand carénage des centrales nucléaires. D’autre part, parce que notre but est de favoriser la transition énergétique citoyenne : ce surcoût nous permet donc de soutenir l’émergence de nouveaux projets d’énergies renouvelables qui n’auraient pas pu voir le jour. Nos clients du secteur de l’ESS font le choix d’Enercoop en conscience.
 
Comment engager davantage les citoyens à recourir à une électricité verte ?
 
Enercoop est dans une dynamique de développement continue du nombre de ses consommateurs. Nous comptons aujourd’hui 34.000 sociétaires de coopératives locales et 16.000 pour Enercoop national. Cette dynamique s’accroît encore avec les mobilisations climatiques sur tout le territoire depuis septembre. Mais nous manquons de politiques publiques pour aider aussi les personnes en situation de précarité financière à accéder à une électricité verte. Je parle bien sûr d’une véritable offre verte… car certains concurrents proposent des offres vertes basées sur du nucléaire. On a un problème de transparence.


Et vous, êtes-vous passé à l’électricité verte ?

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