A l’occasion du quarantenaire de l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, seul président de gauche à avoir effectué deux mandats, Jean Gatel replonge dans ses souvenirs pour les lecteurs de Mediatico. Une page d’histoire !

Il raconte son élection comme député du Vaucluse en 1981. La victoire mitterrandienne, largement soutenue par les forces associatives. Les promesses d’un avenir meilleur, puis le tournant de la rigueur en 1983. Son entrée au gouvernement de Laurent Fabius, de 1984 à 1986, comme secrétaire d’État chargé de l’économie sociale et de l’économie locale, ce qui fait de lui le premier Secrétaire d’État à l’économie sociale et solidaire de l’histoire de la République française.

Il énumère aussi ses victoires : la réforme du Code de la mutualité, qui distingue les « mutuelles » solidaires des « assureurs » mutualistes. La création du « titre associatif », qui autorise les associations à faire appel à l’épargne publique. La création d’un « compte satellite » dédié à l’ESS dans la comptabilité publique. Ou l’inclusion d’un volet ESS obligatoire dans les contrats de plan État-régions, lorsque nos régions obtenaient le statut de collectivités locales.

A son époque, l’économie sociale et solidaire employait 800.000 personnes en France. A présent, elle compte 2,4 millions d’employés, soit trois fois plus. Une progression légitime, qui ne saurait cesser tant sont nombreux les besoins sociaux, environnementaux et territoriaux auxquels répond l’économie sociale et solidaire, rappelle-t-il encore. Le chemin entamé voilà quarante ans est loin d’être terminé.


Jean Gatel vient de publier un nouvel ouvrage en 2021 : “L’économie sociale et solidaire, un nouveau modèle de développement pour retrouver l’espoir” (Editions Libre et Solidaire)

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