“Le confinement ne doit pas conduire à renoncer aux soins”, clamaient les Agences régionales de santé (ARS) dès le début de la crise sanitaire. Qu’en a-t-il été en réalité ? L’Observatoire des non-recours aux droits et services (Odenore) mène actuellement avec l’assurance-maladie une enquête nationale sur le thème de “L’accès aux soins pendant le confinement”. Une enquête destinée d’abord aux intervenants, professionnels ou associatifs, des politiques sociales et des politiques de santé, mais ouverte à tous pour recueillir un maximum de témoignages sur le rapport aux soins durant cette période.

On sait déjà que la vaccination des nourrissons a reculé, que nombre d’opérations non-urgentes ont été repoussées, que la médecine de ville a vu les salles d’attente se désemplir, que les consultations de spécialistes ont plongé de 60% malgré les télé-consultations… Aujourd’hui, la situation est à peu près revenue à la normale. Mais des millions de Français ont renoncé à des soins quotidiens durant le confinement, creusant les inégalités d’accès aux soins, toujours perceptibles aujourd’hui.

L’économie de demain est basée sur des associations, des entrepreneurs sociaux et des mutuelles

A l’heure où le gouvernement travaille principalement à la relance économique, Romain Guerry, chargé des affaires publiques au sein du groupe mutualiste VYV, affirme haut et fort : “Nous attendons surtout et avant tout un plan de relance de la santé et de l’accès aux soins, car nous avons constaté des difficultés dans l’accès aux soins considérables durant le confinement”. Pour lui, la priorité du monde mutualiste est à présent que tout le monde puisse retourner voir son médecin et rattrape le temps perdu.

C’est ce plan de relance-là qui est le plus important, mais on n’en parle pas forcément“, regrette-t-il aussi, dans cette interview accordée à Mediatico lors des Universités d’Été de l’Économie de Demain. Des Universités d’Été qui réunissaient fin août les acteurs d’une économie engagée et que le Groupe VYV tenait à soutenir : “Nous voulons montrer que l’économie de demain est basée sur des associations, des entrepreneurs sociaux et des mutuelles“, autrement dit sur des formes d’entreprises mieux adaptées que d’autres pour réussir la transition écologique et sociale, nécessaire “tout le monde le sait” face aux défis et aux besoins des populations.

Partagez cet article