Oui au développement de l’économie circulaire, mais pas de nouvelles taxes sur les entreprises. Telle est, en substance, la teneur de l’intervention de Dominique Mignon, directrice générale de Eco Mobilier, aux 2èmes Rencontres parlementaires sur l’économie circulaire, organisées à la Maison de la chimie, à Paris, et couvertes en vidéo par la rédaction de Mediatico.

 

Eco Mobilier est ce que l’on appelle un « éco-organisme » : une société privée, chargée par les pouvoirs publics de collecter et de valoriser les produits d’une filière industrielle arrivés en fin de vie. A ce titre, Eco Mobilier travaille en particulier avec l’association Emmaüs, pour collecter et recycler du mobilier usagé. Des actions de prévention et de sensibilisation, tant des vendeurs de meubles que du grand public, permettrait d’accroître le chiffre d’affaires et donc l’emploi dans ces structures, mais aussi d’organiser davantage la filière pour aboutir à une réduction des déchets encore plus efficace.

 

Portant la voix de plusieurs éco-organismes et, surtout, de leurs entreprises adhérentes, Dominique Mignon souligne pourtant, dans cette vidéo, que les entreprises sont d’accord pour s’engager davantage en matière de tri des déchets. Mais qu’elles sont opposées à une nouvelle taxe destinée à financer les actions de prévention, qui permettraient par exemple d’intervenir en amont de la filière pour limiter le poids des emballages. La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a indiqué que les cas particuliers seraient regardés de près.



 

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