« Le Mouves se félicite que ses deux propositions phares aient été retenues par le gouvernement », clame le communiqué. Publié par le Mouves le 9 octobre dernier, ce texte en dit long sur les relations entre le Mouvement des Entrepreneurs Sociaux (Mouves) et le pouvoir en place. Bienveillance, certes. Mais vigilance avant tout. Et pour cause : de nombreux entrepreneurs sociaux se revendiquent de la culture de l’entrepreneuriat, chère à Emmanuel Macron, et le nouveau haut-commissaire à l’ESS et à l’innovation sociale n’est autre que Christophe Itier, ancien président du Mouves.

Pour autant, pas question d’avaler des couleuvres ! Les 500 entrepreneurs sociaux rassemblés au sein du Mouves entendent peser auprès des pouvoirs publics et faire avancer leur cause. C’est dans cet objectif que le Mouves avait organisé, durant la campagne des législatives de 2017, plusieurs rencontres de décideurs politiques, écoutant leur position et émettant des propositions, rappelle Jonathan Jérémiasz, actuel président du Mouves, dans cette interview vidéo accordée à Mediatico à l’issue de sa récente élection.

De fait, le programme de « En Marche ! » avait repris quatre propositions du Mouves. Aujourd’hui, deux d’entre elles trouvent aujourd’hui un écho concret : un Small Business Act à la française d’une part, destiné à développer le chiffre d’affaires des entreprises sociales en développant les clauses sociales et environnementales dans les commandes publiques. Et un Accélérateur d’innovation sociale d’autre part, pour accompagner des expérimentations d’utilité sociale et l’essaimage des solutions de demain. en revanche, pas de nouvelles de la promesse d’un fonds de soutien de 1 milliard d’euros pour l’entreprenariat social qui s’appuierait sur le fonds de 10 milliards mis en place pour soutenir l’innovation. Le Mouves promet qu’il restera « vigilant ».



 

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