Derrière les mutations économiques, la gouvernance démocratique est-elle en jeu ? Quand l’arme du 49-3 est employée par Matignon pour imposer aux députés un projet de loi pour la croissance, la question mérite d’être posée. Cette même question faisait déjà débat en 2011, lorsque le FMI, la BCE et la Commission européenne – les marchés financiers, disaient certains – mirent en place des gouvernements non élus dans deux pays européens, l’Italie et la Grèce.

 

Le marché prend-il le pouvoir sur les citoyens, à la faveur des mutations en cours au XXIe siècle ? Ou bien les dirigeants de nos démocraties sont-ils tentés par un retour au despotisme éclairé, loué par Voltaire au siècle des Lumières, pour dépasser les craintes populaires légitimes en période de transition ? Enfin, les peuples ont-ils les moyens de changer la gouvernance en place ?

 



Dans la vidéo ci-dessus, retour sur ce qu’en dit l’économiste Jacques Attali, défenseur du concept « d’économie positive », lors du Forum de l’économie positive 2014 couvert par la rédaction de Mediatico. Jacques Attali nous livre ici une vision plutôt sombre de l’avenir à court terme, entrevoyant une longue période de chaos voire une dictature, dont émergerait ensuite une gouvernance mondiale apaisée de type fédéraliste. Parce que l’histoire humaine, dit-il dans cette vidéo, a prouvé que les véritables solutions positives n’émergent que de crises très profondes.

 

Pour aller plus loin :