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Le Mouvement des entrepreneurs sociaux vient de porter à sa tête, pour un mandat de trois ans, un binôme dont vous entendrez parler, qui a mis sa réussite économique au service d’un enjeu sociétal majeur, qui dispose d’une forte communauté, et que nous avons invité dans notre émission IMPACT #21, enregistrée en ligne et en public le 11 juin dernier. Ils ont répondu à nos questions, à celles de trois entrepreneurs venus les challenger, ainsi qu’aux questions des internautes.

  • Eva Sadoun (29 ans) préside Lita.co, une référence dans le financement participatif durable et à fort impact social. 
  • Jean Moreau (36 ans) préside Phénix, la star de l’anti-gaspillage alimentaire.

Ils sont de cette génération d’entrepreneurs qui veulent vraiment changer le monde et ils nous racontent les racines de leur engagement : « Après la crise financière de 2008, j’ai voulu réconcilier l’économie réelle et la finance pour créer une autre forme de business, transformer le système, produire de la richesse et de la solidarité« , raconte Eva Sadoun. Pour Jean Moreau, le déclic est assez similaire : « J’ai d’abord travaillé chez Merrill Lynch dans les fusions-acquisitions, puis j’ai voulu m’engager pour une cause afin d’être plus épanoui : le gaspillage alimentaire, l’économie circulaire, une économie plus raisonnée« , explique-t-il.

Six après après la création de leur entreprise sociale, leur impact est évident : Lita.co a levé 40 millions d’euros depuis 2014 pour développer des projets de l’économie sociale et solidaire, auprès de particuliers dont 80% n’avaient jamais investi auparavant dans le développement durable et dont un-tiers a fini par repenser totalement sa façon d’épargner. Pour sa part Phénix emploie 170 personnes, a réalisé 15 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019, a redistribué 70 millions de repas depuis sa création en 2014 et sauve chaque jour 120.000 repas de la poubelle. Vous voulez comprendre leur modèle économique ? Regardez IMPACT #21.

Surtout, les deux co-présidents du Mouves veulent se positionner en alternative au Medef : « 95% des PME se transforment, elles ont intégré les enjeux sociaux et environnementaux, elles ne se sentent plus représentées par le Medef, assure Eva Sadoun, qui entend proposer avec le Mouves une logique de coopération aux patrons d’entreprise, à rebours de la logique de compétition proposée par le Medef. « Nous voulons un patronat au service de la société, nous voulons proposer un autre modèle économique pour la France« , affirme-t-elle.

Egalement co-présidents de Tech For Good France, qui réunit 250 entreprises du numérique au service du développement durable, ils ont déjà décidé de « fusionner ce mouvement avec le Mouves à la rentrée dans une Fédération des acteurs du changement, pour peser plus lourd et attirer plus d’argent pour financer la transition écologique et sociale« , détaille aussi Jean Moreau.

La crise, Uber, Renault, Air France, l’Etat… ils s’expriment cash sur l’actualité. Ils répondent aussi à trois entrepreneurs venus les challenger :

  • Flora Doubilet, fondatrice des jeux de piste PariSolidari-Thé, demande comment le Mouves peut aider les entrepreneurs sociaux à redresser leur chiffre d’affaires durant la crise ;
  • Guillaume Serre, consultant en développement durable, les interroge sur leur vision des grands investisseurs, ainsi que sur le poids de l’Etat dans l’économie française ;
  • Marie Bellenger, directrice de l’agence Rhizcom spécialisée dans la communication responsable, les interpelle sur l’endormissement du Mouves en Nouvelle-Aquitaine.

Vous voulez connaître leurs réponses ? Regardez IMPACT #21.


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