“L’économie circulaire n’est pas un sous-sujet de la politique énergétique, c’est plutôt l’inverse”, sourit Delphine Batho devant une assemblée conquise, lors d’un “mardi de l’économie circulaire” organisé fin janvier par l’Institut de l’Economie Circulaire au “Petit Choiseul”, un café parisien. La députée des Deux-Sèvres et ancienne ministre de l’Ecologie, filmée par la rédaction de Mediatico, s’explique : elle aurait préféré une loi-cadre dévolue à l’économie circulaire plutôt qu’un chapitre au sein de la loi de Transition énergétique. Mais les dispositions votées sont positives et “ce qui est fait n’est plus à faire”, assure-t-elle dans cette vidéo.

 

Nous avons néanmoins besoin de planification et d’une politique industrielle de l’économie circulaire, tempère-t-elle. Certains pays comme les Pays-Bas ou la Chine, qui fonctionnent bien sûr différemment, se sont fixés des objectifs précis déclinés par secteur d’activité, par produit, par type de matière première. La France, à l’évidence, devrait s’en inspirer. Mais c’est surtout à l’Europe, désormais, de donner l’impulsion !

 

La France doit absolument soutenir les Pays-Bas sur l’économie circulaire, estime Delphine Batho. En effet, ce pays, “en avance, convaincu et militant de l’économie circulaire”, assure actuellement la présidence tournante de l’Union européenne, au moment-même où le “paquet européen” sur l’économie circulaire revient sur la table des négociations. La période est propice, mais la fenêtre de tir est étroite. Les six mois qui viennent seront donc “décisifs”, insiste Delphine Batho dans cette vidéo.

 

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