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Les temps sont durs pour le Zazie Hôtel, seul hôtel parisien agréé d’utilité sociale. Comme l’ensemble du secteur du tourisme, il souffre de la crise sanitaire et de la raréfaction des clients. « Nos derniers voyageurs sont partis la semaine dernière et nous n’en attendons pas d’autres avant mercredi prochain« , explique Anne-Sophie de Boulois, qui a repris l’établissement en 2012 pour le transformer en hôtel engagé sur le plan social et environnemental. Elle partage avec nous son expérience d’entrepreneuse face à la crise, dans la série « Confinés et solidaires » de Mediatico.

Huit ans plus tard, pari réussi : cet hôtel 2 étoiles de 20 chambres, situé à deux pas de la gare de Lyon à Paris, avait d’abord souhaité utiliser des produits verts pour ses opérations de nettoyage et de blanchisserie. La démarche a rapidement débouché sur une décision stratégique : reprendre en interne ces opérations jusque-là externalisées. Le Zazie Hôtel double alors rapidement ses effectifs, recrutant même un encadrant pour former du personnel en insertion sur les tâches d’entretien des chambres… Puis le Covid est arrivé !

L’accompagnement du personnel en insertion ne s’arrête pas aux portes de l’hôtel

Lors du premier confinement, une grande partie de l’activité de l’hôtel s’est arrêtée. Et l’histoire, hélas, se répète. Mais si l’essentiel du personnel a été mis au chômage technique pour soutenir financièrement l’entreprise durant la crise, l’encadrant, lui, n’est pas au chômage, loin de là. Il n’a d’ailleurs probablement jamais été autant sollicité. Difficile, en effet, d’accompagner du personnel en insertion lorsqu’il ne peut pas se rendre au travail. Mais les tâches d’accompagnement, social ou médical par exemple, ne s’arrêtent pas aux portes de l’hôtel.

A présent, l’heure est à la résilience pour le Zazie Hôtel. Rien ne dit s’il traversera la crise indemne. Mais Anne-Sophie de Boulois nous raconte l’utilité du petit groupe Whatsapp qu’elle a créé pour rester en contact avec son personnel. Elle nous dit l’importance des réseaux, professionnels et sectoriels, pour ne pas rester seul face aux difficultés. Et elle nous l’assure : cette crise doit devenir une opportunité pour le tourisme durable.


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