Faire de la diversité un levier du mieux vivre ensemble, d’accord. Mais quel est le modèle économique de Coexister, l’association qui prône le dialogue interreligieux et le respect mutuel ? A la fois dirigeant associatif, chef d’entreprise et professeur à Sciences Po, son fondateur Samuel Grzyboswki a accepté de répondre en détail à cette question, que lui a posée Mediatico lors du dernier Forum Convergences. Il explique notamment le modèle économique et juridique hybride qu’il a mis sur pied avec sa société de conseil Convivencia, qui appuie le développement de son chiffre d’affaires sur le savoir-faire développé par l’association Coexister, qui est aussi son actionnaire.

« La création de cette entreprise sociale est la conjonction de trois opportunités », analyse Samuel Grzyboswki. « La première, c’est l’émergence du métier de médiateur, qui risque d’augmenter grâce au travail de mouvements d’éducation populaire comme Singa, les Scouts et Guides de France, la Fondation d’Auteuil, ou Coexister. La deuxième, c’est l’impact de Coexister auprès des entreprises », poursuit-il. Coexister a en effet accompagné 11.800 jeunes depuis onze ans, et 9.000 collaborateurs en trois ans. « La troisième raison est purement économique : le métier de Convivencia est lucratif, il y a des profits qui sont dégagés et qui servent aussi à financer l’activité de Coexister ». Revenant également sur son enseignement à Sciences Po, il explique enfon pourquoi il préconise la création d’un modèle juridique hybride lui aussi, qui permette une fiscalisation d’intérêt général.

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