Après 18 mois de pandémie, la crise appelle les associations d’intérêt général à intensifier leurs actions. Habitat et Humanisme vient de lancer la plus importante levée de fonds jamais réalisée en France dans son secteur d’activité, pour créer davantage de logements à destination des plus démunis. « Cette levée de fonds de 25 millions d’euros va permettre à l’association de réaliser un investissement de 100 millions d’euros », indique le fondateur, Bernard Devert. Un effet de levier puissant, qui s’explique notamment par le dispositif d’abondement fiscal accordé par l’État.

Habitat et Humanisme, c’est 56 associations partout en France dont la vocation est de permettre aux familles et aux personnes seules en difficulté d’accéder à un logement de qualité et à faible loyer. « Nous ne voulons pas que ces populations fragilisées rejoignent encore et toujours les quartiers pauvres. Au fond, notre première démarche, c’est de lutter contre la ghettoïsation », soutient Bernard Devert.

« Le miracle, c’est un miracle de solidarité »

« Le travail que nous faisons est un travail d’intérêt général et de bien commun », poursuit-il. L’État participe donc à la démarche au travers de subventions et de déductions fiscales accordées aux investisseurs. Ainsi, même si leurs investissements ne donnent pas droit à dividendes, ils permettent de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu de 25% du montant de leur souscription, sous réserve d’un investissement sur 5 années.

Cette levée de fonds historique vise à renforcer les fonds propres de la Foncière d’Habitat et Humanisme, qui compte aujourd’hui déjà plus de 9.000 actionnaires. Cette société en commandite par actions construit et réhabilite des logements, de telle sorte qu’ils deviennent accessibles à des populations fragilisées. La foncière bénéficie également du Label Finansol, une référence dans le domaine de l’épargne solidaire. « Le miracle, c’est un miracle de solidarité », estime Bernard Devert, qui est également prêtre : « le miracle à partir duquel les hommes et les femmes qui ont un peu d’épargne se disent : mais finalement on a aussi les moyens de faire changer les choses ».

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