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Circuits courts, relocalisation et engagement territorial sont une des leçons évidentes de la crise sanitaire et économique. Mais pour nombre d’acteurs de nos territoires, cette préoccupation ne date pas d’hier. La Fondation du Nord, par exemple, avait décidé déjà bien avant le coronavirus d’accompagner les projets de solidarité dans le département du Nord, au-delà du traditionnel mécénat financier.

Créée il y a un peu plus d’un an et réunissant des acteurs publics et privés, cette fondation a immédiatement perçu la nécessité de créer des synergies entre les différents acteurs du territoire. Et, surtout, de leur apporter des solutions pour consolider et sécuriser les projets développés ensemble. A ce titre, le soutien au secteur de l’économie sociale et solidaire lui paraît primordial. 

Le pro bono comme instrument de développement territorial

Pour y parvenir, la Fondation du Nord veut s’appuyer sur l’engagement pro bono de ses différentes parties prenantes. Un levier d’action encore peu développé en France, qui consiste à mettre des compétences professionnelles au service des acteurs de l’intérêt général. Sarah Philippe, chargée de mission à la Fondation du Nord, en est convaincue : “Le pro bono permet à plusieurs structures de se développer et d’avoir un fort impact social”.

Selon une étude réalisée par Pro Bono Lab, 85% des structures à finalité sociale ne bénéficient pas de pro bono. D’autre part, 76% des entreprises des Hauts-de-France n’ont jamais eu recours au mécénat de compétences. Néanmoins, le besoin d’accompagnement en mécénat de compétences dans les territoires ruraux est réel. La Fondation du Nord en fait désormais son cheval de bataille.


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