L’inclusion des réfugiés dans notre économie, et si on en parlait ? Remettons d’abord les pendules à l’heure : “Les réfugiés sont des êtres humains, menacés de mort ou de persécution, qui ont vécu des drames absolus et qui, au terme d’un très long voyage, aspirent à la sécurité et à s’intégrer dans une nouvelle société”, rappelle très justement l’ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem, aujourd’hui directrice générale déléguée chez Ipsos et présidente du conseil stratégique de la Fondation Tent. Or, la société d’accueil les regarde au mieux sous l’angle de la charité, mais un pas reste à faire : voir dans ces réfugiés une opportunité, grâce à leurs talents et à leurs compétences. “Et pour cela, rien de mieux que de les mettre en emploi, car ils subviennent à leurs besoins et contribuent à la richesse de la société d’accueil”, insiste-t-elle, dans cette interview accordée à Mediatico lors des Universités d’été de l’économie de demain (UEED).

Voilà qui suppose d’abord d’éclairer les employeurs. La fondation Tent édite donc un guide à leur usage. Car, “une fois qu’un demandeur d’asile a obtenu le statut de réfugié, vous pouvez l’embaucher sans difficultés particulières”, souligne Najat Vallaud-Belkacem. Dans cette interview, elle raconte comment une centaine d’entreprises se sont engagées à embaucher plus de 100 réfugiés chacune dans les années qui viennent. Elle cite notamment le cas de Masteracrd, qui travaille désormais sur l’accessibilité des services bancaires pour les réfugiés. Ou encore celui d’Ipsos, sa propre entreprise, qui lance une étude mondiale pour comprendre les leviers qui poussent les opinions publiques mondiales à accepter ou à rejeter les réfugiés.

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