Alors que le Sénat étudie la nouvelle loi sur l’économie circulaire qui doit être votée d’ici mars 2020, l’association Rcube organise le 21 novembre les États généraux du réemploi et de la réparation. Le but : rassembler les acteurs de la réduction et de la transformation des déchets pour inciter les consommateurs à réparer eux-mêmes, et proposer au gouvernement de prendre en considération les nouveaux métiers apparus avec le secteur du réemploi.

Dans le secteur de la réparation, les études statistiques sont rares. C’est pourtant un marché en pleine expansion, pourvoyeur d’emplois et créateur de valeur, estime Benoît Varin, président de la fédération Rcube. L’association dédiée aux acteurs du réemploi évalue à 100 milliards d’euros par an le marché de la réutilisation. Une opportunité économique alliée à un défi écologique : « 80% de l’impact environnemental et social d’un produit vient de sa production », explique Benoît Varin. Le gros du marché concerne le secteur de l’électronique, dont les smartphones, écrans plats et autres batteries requièrent l’extraction de terres rares situées majoritairement en Chine.  

Avec sa centaine de membres, la fédération entend développer les bonnes pratiques de l’économie circulaire et contribuer à mettre en place un cadre normatif, comme le label, pour rassurer les consommateurs et donner ses lettres de noblesse à ce secteur en devenir.

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