Il aura fallu six mois. Six mois après les attentats du 13 novembre 2015, pour que Ahmed Meziane, boulanger de son état, se projette enfin vers des lendemains meilleurs. Nouvelle boutique, nouvelles vitrines, nouvel éclairage et nouvelle façade… pour oublier les 13 impacts de balles qui ont meurtri sa boulangerie, qui ont frappé son âme. Mais, par bonheur, ni son corps, ni celui de ses employés. La brasserie située juste en face, hélas, était ensanglantée.

 

Dans cette vidéo, Ahmed Meziane nous dit pourquoi le financement participatif s’impose dans le nouveau projet de la boulangerie Lina : pour co-financer un nouveau départ dans sa vie de boulanger d’une part, en complément des traditionnels financements bancaires. Mais aussi pour continuer de tisser ce lien, plus fort que d’habitude, qu’il a noué au lendemain des attentats avec les habitants du quartier. Il raconte dans cette vidéo l’inquiétude de ses clients. Mais ses yeux disent beaucoup plus.

 

Ahmed Meziane veut tourner la page. Le financement participatif est l’un des instruments de sa reconstruction. L’essentiel à ses yeux : faire du bon pain. Et donner une bonne image de son quartier et de la ville de Paris. Quelle humilité. Sa campagne de financement participatif pour la boulangerie Lina vient de démarrer, elle se termine fin août.

 

Pour aller plus loin :