A l’occasion de la journée internationale des réfugiés, l’association La Fourmilière a organisé le 20 juin dernier le Reillefugiés Festival, en plein cœur du Village Reille, dans le XIVe arrondissement de Paris. Une dizaine d’associations s’y sont réunies avec un objectif : favoriser l’entraide et la solidarité pour faciliter l’intégration des migrants.

Ateliers de théâtre, danse, construction d’une œuvre commune, speed meeting culturel… De multiples activités ont permis de “mettre à l’honneur les différentes cultures, de partager et d’échanger”, explique Marion Robert, co-fondatrice de La Fourmilière, qui fédère une très dynamique communauté de bénévoles. Surtout, la participation collective à ces actions permet de “gommer la distinction entre bénéficiaires et bénévoles”, souligne-t-elle, touchant là un de ses objectifs essentiels.

Nazar Abdulwahab Ousman incarne très bien l’effacement de cette frontière. Après avoir bénéficié de l’aide de la Fourmilière pour apprendre la langue française, il est aujourd’hui devenu un “fourmilier actif”, en proposant à son tour des activités sportives ou des cours de cuisine. Il siège même à présent au conseil d’administration de l’association !

Cette journée de solidarité en faveur des réfugiés incarne particulièrement bien l’esprit du Village Reille, où 56 associations, artistes, artisans et acteurs de l’économie sociale et solidaire se sont installées début 2021. Ici, l’ancien couvent de soeurs franciscaines accueille à présent un centre d’hébergement d’urgence, mais aussi un espace de colocation entre étudiants et migrants géré par l’association Caracol, ainsi que des entrepreneurs sociaux, des artistes et des artisans. Un tiers-lieu qui nourrit aujourd’hui un solide réseau d’entraide et de solidarité.

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