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Par Jean-Michel PASQUIER,
Fondateur de KOEO
(www.koeo.net

Le fonctionnement de l’entreprise n’a qu’assez peu évolué depuis deux siècles : un management qui impulse, des opérationnels qui concrétisent. Mais l’accélération des mutations sociétales et technologiques à tous les niveaux, et ce depuis quelques années seulement, nous demande aujourd’hui de revoir très vite la copie. Et d’une façon peut être plus profonde qu’on ne l’imagine.

 

Rejeter la responsabilité sur son voisin n’est plus tenable : nous sommes tous dans le même bateau et les voies d’eau qui apparaissent ont la vertu de nous alerter sur une mise en danger commune et transversale.

 

Le socle commun d’une responsabilité partagée

L’entreprise responsable d’aujourd’hui doit être avant tout un projet commun solidaire, au véritable sens du terme. Regardons ces entreprises où le bien-être semble réel : elles ont totalement revu leur schéma et sont entrées dans une disruption totale. Preuve que changer d’ère signifie bien changer d’air. Preuve également que tous les acteurs de l’entreprise doivent en être le moteur, avec en effet induit la responsabilité joyeuse et partagée d’un projet de vie commun.

 

Partageons tous l’envie d’être responsable



Parce que la responsabilité ne se décrète pas, mais se construit, il faut remettre à plat le fonctionnement de l’entreprise autour d’un cahier des charges pragmatique en cinq points :

 

  • Mieux gérer les compétences, en responsabilisant les équipes, et les en motivant de façon plus qualitative que quantitative, en leur donnant l’envie de « faire » ;
  • Libérer les initiatives en interne, par l’échange d’information, la co-construction, le partage d’expertises. Par conséquent, décloisonner les services et les départements, les fameux « silos », pour partager l’implication ;
  • Instaurer une gouvernance transparente et exemplaire, pour créer une véritable adhésion « en confiance » ;
  • Ouvrir l’entreprise vers les autres acteurs de la société civile, notamment le secteur non-marchand, pour échanger, apprendre, s’inspirer au travers de partenariats ;
  • Apprendre aussi à s’amuser, tout en faisant les choses sérieusement, car être responsable c’est aussi s’épanouir, s’ouvrir et partager.

 

Enlevons une fois pour toutes le syndrôme négatif de poids et de charge souvent lié au mot « responsabilité » : elle peut être au contraire une dynamique de construction collective formidable !

Le défi est ambitieux, mais il va dans un sens prometteur : celui du bon sens. Car être responsables ensemble, c’est aussi être moins malheureux dans nos parcours de vie. Une entreprise responsable, oui. Mais, avant tout, une entreprise DE responsables !

Jean-Michel PASQUIER, pour MEDIATICO.