L’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (UDES) a dévoilé le 7 mars un accord relatif à l’emploi des personnes en situation de handicap dans l’ESS. Pour Hugues Vidor, président de l’UDES, cet accord est le moyen de rappeler que les personnes handicapées ont le droit « d’être accueillies en entreprise, d’être formées et de faire carrière ». Signé par les 5 syndicats majoritaires (CFDT, la CFE-CGC, FO, la CFTC et la CGT), le document concerne 16 branches de l’économie sociale, soit plus de 60.000 entreprises. 

Un guide de « bonnes pratiques » contenant 13 fiches explicatives a été envoyé aux entreprises adhérentes de l’UDES, à l’occasion de cette matinée. Une partie est notamment consacrée aux droits et aux devoirs de chacun, entreprises et salariés handicapés. Pour le président de l’UDES, c’est à l’entreprise de garantir la bonne intégration de ces travailleurs. « Le handicap peut être visible ou invisible », a-t-il rappelé. Le taux de chômage chez les travailleurs handicapés est de 20%, soit deux fois plus élevé que pour les autres salariés.



Cet accord multiprofessionnel vise à « changer le regard de l’entreprise sur les personnes en situation de handicap ». Dans l’ESS, nombre d’activités professionnelles reposent sur la prise en charge de personnes handicapées. Pour Hugues Vidor, c’est là que réside le plus gros défi du secteur : « être en accueil des travailleurs handicapés », et non plus dans une unique posture d’aide à la personne. Dans l’ESS, plusieurs branches ne respectent toujours pas l’obligation d’embaucher 6% de travailleurs handicapés, comme le prévoit la loi de 1987 pour les entreprises de plus de 20 salariés.