La loi Pacte* ne doit pas venir semer la confusion dans le secteur de l’ESS. Son objectif est de permettre aux entreprises classiques de se doter de missions d’intérêt général, grâce notamment à un objet social étendu. Mais comment vont se positionner les entreprises de l’économie sociale et solidaire, dont c’est le coeur de métier ? « Pousser des entreprises à devenir plus vertueuse est une bonne initiative, à condition que l’on maintienne la distinction entre les différentes structures, pour qu’il n’y ait pas de confusion » réagit Hugues Sibille, président de la Fondation Crédit Coopératif et du Labo de l’ESS, dans cette interview vidéo accordée à Mediatico.

Certes, « l’ESS ne pèse que 10% du PNB, ce qui veut dire que 90% de l’économie ne relève pas de l’économie sociale et solidaire« , poursuit-il. L’enjeu est donc bien « de polliniser le reste de l’économie, en élargissant ce que nous avons inventé dans l’ESS à d’autres entreprises classiques ». Mais le président de la Fondation Crédit Coopératif l’affirme dans cette vidéo : « Je serais vigilant au fait que les entreprises dont l’intérêt général est le coeur de métier continuent à bénéficier de certaines aides et financements : il ne faudrait pas que les entreprises classiques davantage vertueuses ne réduisent la capacité de soutien apportée aux entreprises de l’ESS« .

*Loi PACTE : Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises

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