A 100 jours de la COP21, les banques européennes devraient peser de tout leur poids dans le débat climatique, mais elles n’ont pas de réponse stratégique adaptée faute de vision d’ensemble, explique Frédéric Vuillod, fondateur de Mediatico, dans sa chronique ISR sur BFM Business.

 

Le cabinet de conseil KPMG et l’association WWF ont en effet publié cet été les résultats d’une étude révélatrice menée auprès de douze grandes banques, établies dans six pays d’Europe, dont il ressort que l’approche des banques en matière de durabilité n’est pas pertinente. Ainsi, pour 42% des banques étudiées, la stratégie de durabilité n’est pas alignée avec la stratégie business. On n’est souvent pas loin du greenwashing…

 

Les raisons sont nombreuses : les banques sont court-termistes, préoccupées d’abord par leur réputation, mal équipées pour mesurer les risques sociaux et environnementaux de leurs placements… Dans cette vidéo, Frédéric Vuillod dresse la liste des points faibles du secteur bancaire européen en la matière. A contrario, il relate aussi les bonnes pratiques mises en place par certaines banques, qui témoignent d’un engagement réel de certaines équipes au regard du développement durable et du financement de la transition énergétique.

 

BNP Paribas, Crédit Agricole, ING, Rabobank, Société Générale, ou encore Unicredit, sont parfois cités en exemple dans ce rapport de KPMG et du WWF, qui appelle les banques à adopter davantage une approche d’investisseurs engagés. Si toutes les recommandations du rapport pouvaient être suivies, pourrait émerger demain une nouvelle génération de banques qui créeront de la valeur financière ET sociétale !

 

Pour aller plus loin :