Félix Beaulieu, mène un combat : améliorer l’éducation à la transition écologique et sociale. À la fois enseignant dans le supérieur et membre fondateur des Enseignants de la Transition, pour lui, tout commence par ce qu’il appelle : « Bien comprendre la transition ». Une transition écologique et sociale implique l’ensemble de la société et de ses dimensions humaines, économiques, politiques et culturelles, rappelle-t-il. Les enseignants ont donc un travail essentiel à faire en termes de conceptualisation, de mise en accord sur les mots et de mise en accord sur la vision.

« Nous sommes-là pour transmettre aux étudiants, mais aussi pour participer au débat sociétal sur la transition », affirme Félix Beaulieu. C’est dans cette perspective que l’enseignant est également membre de longue date du Mouvement des Entrepreneurs Sociaux (Mouves), qui vise à faire émerger un modèle d’entreprise qui préserve le capital social et écologique de la planète.

Faire évoluer l’enseignement supérieur

Pour l’heure, son projet phare mené en partenariat avec les grandes écoles de la transition vise à faire reconnaître à leur juste hauteur les formations qui vont dans le sens de la transition écologique et solidaire. « Nous voulons un label pour l’enseignement de la transition écologique, c’est un plaidoyer politique », insiste Félix Beaulieu. A ses yeux, un tel label favoriserait l’engagement social et écologique dans l’enseignement, pour encore mieux répondre aux défis environnementaux et sociaux.

Interrogé à quelques jours du plan de relance dans le cadre des Universités d’Été de l’Économie de Demain (UEED) qui se déroulent à Paris, Félix Beaulieu se montre par ailleurs très ferme quant à ses attentes en matière budgétaire à l’égard des pouvoirs publics :  « il y a d’importants chantiers à déployer sur la rénovation des bâtiments, qui pourraient permettre de réaliser des économies d’énergie et de créer des emplois locaux », souligne-t-il. Il souhaiterait également un renforcement des investissements dans le domaine de la santé, avec en particulier une hausse des salaires dans le secteur médico-social. En somme, Félix Beaulieu attend du plan de relance qu’il soit composé « radicalement différemment » de ce qu’il est aujourd’hui.

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