« Avec la COP21, il faut s’affranchir du syndrome Copenhague, ce sommet de la dernière chance qui avait débouché sur un échec en 2009 », confie Julien Bayou à Mediatico et Place To B, lors du OuiShare Fest 2015. Pour le porte-parole d’Europe Ecologie-les Verts, conseiller régional d’Ile-de-France, un accord international ambitieux, contraignant et universel sur le climat à Paris en fin d’année est indispensable. Mais il ne faut pas placer les enchères trop haut, si l’on ne veut pas revivre ce sentiment d’impuissance d’il y a cinq ans.

 

A quelques mois d’accueillir le monde entier, Julien Bayou estime pourtant que « la France n’est ni prête, ni exemplaire ». De plus,  » nous devons surtout éviter que la COP21 ne se résume à 195 mecs vieux, blancs, en cravate, et montrer que les citoyens s’organisent déjà », ajoute-t-il. S’ils sont quelques-uns à essayer de changer les institutions de l’intérieur, il estime que c’est aussi le travail des communautés, comme OuiShare ou Place To B, ainsi que des médias, de sensibiliser le public aux enjeux de la transition écologique. Tout en veillant de près à éviter l’écueil du greenwashing, ces pratiques qui consistent « à montrer le petit bout qui va bien et cacher la forêt qui ne va pas bien ».

 



Enfin, Julien Bayou sait bien qu’un accord international à Paris ne fera pas tout. « Il faut aussi que les mentalités évoluent. Nous devons cranter sur ce grand rendez-vous pour dire que c’est l’humanité toute entière qui est à un carrefour. Dénoncer ce qui ne va pas et mettre un coup de projecteur sur ce qui va bien ». Et favoriser l’effervescence et les rencontres, comme l’impulse le projet Place To B : « De ce mélange d’activistes, de blogueurs, d’entrepreneurs, venus de partout dans le monde peuvent sortir de belles choses. »

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