Depuis déjà cinq ans, l’association Le Chaînon Manquant mène un double combat : lutter contre le gaspillage alimentaire d’une part, et contre la précarité alimentaire d’autre part. « Nous faisons le lien entre ceux qui ont trop et ceux qui ont besoin », résume Valérie de Margerie, fondatrice de l’association.

Qualifiant son modèle économique de « classique », avec un mélange de financements privés et publics, elle ne tient pas à établir d’objectifs en termes de volume : « Notre ADN, c’est d’apporter des solutions là où il n’y en a pas, donc nous évaluons plutôt notre activité en termes de nouveaux acteurs. »

Le Chaînon Manquant collecte traditionnellement les produits frais auprès d’entreprises du secteur événementiel et de cantines d’entreprises, avant de les redistribuer à un réseau d’environ 70 associations partenaires : 70% de la nourriture est envoyée le jour-même à des centres d’hébergement d’urgence à Paris, Lyon et Bordeaux, précise Valérie de Margerie.

Quant aux perspectives d’avenir, l’association travaille à long terme et anticipe déjà les Jeux Olympiques de 2024. Elle entend bien profiter de ses collaborations régulières avec de nombreux lieux sportifs comme Roland Garros, le Stade de France, le Parc des Princes, ou encore l’hôtel Accord Arena, pour franchir un cap de croissance décisif. En 2024, Le Chaînon Manquant fêtera tout juste ses dix ans.

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