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Depuis sa création en 2008, la Réserve des Arts a considérablement évolué. Cette ressourcerie culturelle donne depuis douze ans une seconde vie à de multiples matériaux destinés au secteur de la culture et de l’éducation. Aujoud’hui, elle regroupe 8.000 adhérents créateurs, dont 50 % d’étudiants, et travaille avec 200 entreprises, qu’il s’agisse de TPE ou de grands groupes. Rencontrée à l’occasion du ChangeNow Summit 2020, sa directrice Sandrine Andreini insiste sur l’engagement de son association à accompagner le secteur culturel à s’approprier l’économie circulaire, dans l’objectif de réduire l’impact écologique de la culture et de la création.

Réduire l’impact écologique du secteur culturel

Le modèle économique de La Réserve des arts repose à la fois sur la collecte et la revente de matériaux, ainsi que sur la location d’ateliers. Le tout à tarif solidaire, autrement dit à petit prix, afin d’aider les professionnels du secteur artistique, culturel et de la création face à leurs difficultés économiques. L’essentiel est que « le secteur culturel prenne le réflexe de faire et de penser différemment », insiste Sandrine Andreini. Parallèlement la Réserve des Arts développe depuis peu des cursus de formation, dont le programme est composé d’un enseignement à l’économie circulaire, de techniques d’éco-création et de cours sur l’entrepreneuriat culturel. Pour Sandrine Andreini, le réemploi, l’éco-fabrication et l’éco-montage devraient faire partie de ce que l’on nomme l’excellence culturelle française.

Sandrine Andreini entend participer à ce rayonnement en développant aussi à l’international les actions de La Réserve des Arts. « Il y a un vrai besoin d’essaimer la boîte à outils de La Réserve des Arts, afin qu’elle puisse être réutilisée ailleurs », estime-t-elle. « De grands groupes internationaux qui travaillent avec nous, par exemple, ont besoin de relais locaux pour leur défilés et leurs expositions qui peuvent avoir lieu ailleurs dans le monde, comme à Shangaï, Tokyo ou Los Angeles ». C’est dans cette optique que La Réserve des arts a approché d’autres ressourceries culturelles dans le monde, dons l’objectif de créer peut-être un réseau d’associations engagées dans la durabilité du secteur culturel.